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Championnats du monde Lausanne 2019 : Comme à la maison !

À l’origine, toute ma saison de triathlon devait être axée autour d’une seule course : l’IronMan de Hambourg. Seulement, une occasion de participer à des championnats du monde, qui plus est sous les couleurs de la France et à Lausanne - donc à domicile - ne se refuse pas. Après tout, cela me fera un objectif après l’IronMan et, si la course se passe mal à Hambourg, j’aurai ainsi l’occasion de rebondir rapidement. Seule incertitude : aurai-je suffisamment récupéré ?

 

Dimanche 1er septembre. C’est plein de doutes que je me présente au départ des championnats du monde. En effet, même si, physiquement, j’ai assez bien récupéré de l’IronMan (que j’ai terminé), ma motivation est au plus bas depuis quelques semaines. Rien d’étonnant d’après ce que j’ai pu lire et entendre, mais il n’empêche que...

 

Mon objectif aujourd’hui est donc de me faire plaisir. Profiter au maximum de la chance que j’ai d’être ici, et peu importe le chrono. Finir (si possible pas dernier) me suffira.

 

Sans surprise, c’est la natation qui me stresse le plus. J’ai beau me dire que j’ai fait plus du double de la distance il y a un mois, le fait que la combinaison en neoprene soit interdite (l’eau du lac Léman étant trop chaude, à savoir 23 degrés) jouera clairement en ma défaveur, moi qui suis un piètre nageur.

 

8h02. C’est parti ! A peine le départ donné, je vois les autres concurrents de ma catégorie d’âge s’éloigner inexorablement. Même si je m’y attendais, j’avoue que cela me fait bizarre. Après quelques centaines de mètres seulement, je m’arrête un instant et troque le crawl pour la brasse : je ne me sens pas très bien, et les vagues qui agitent le lac (alors qu’il est calme d’habitude) me perturbent. S’ensuit une longue période de solitude et de doute : même si j’avance tant bien que mal, je suis incroyablement lent et pas rassuré du tout. Comme à Hambourg il y a un mois, j’hésite à mettre prématurément un terme à ce carnage. Mais le fait de penser à tous ceux (famille, amis, partenaires de club) qui me soutiennent me fait tenir. Arnaud, dont le départ a été donné peu de temps après le mien, m’avouera plus tard qu’en me voyant dans une telle galère, il aurait pu parier un million d’euros sur le fait que je n’irais pas au bout des 1500 m de natation.

 

C’est finalement après 55 minutes (!) que se termine mon calvaire. À peine sorti de l’eau, j’aperçois sur le bord du parcours Fabio et Maria, deux de mes partenaires d’entraînement au sein de mon club suisse. Fabio, qui est aussi peu à l’aise dans l’eau que moi, m’encourage et me dit d’en profiter à présent que la natation est passée. J’y compte bien !

 

Après une transition rapide, j’enfourche mon vélo et pars pour 40 km vallonnés. Heureusement, le fait d’habiter ici m’a permis de repérer le parcours à plusieurs reprises, si bien que je ne l’appréhende pas trop. Une première montée bien pentue, une seconde, une grosse descente, encore une côte, une longue portion de (relatif) plat non loin du lac, et c’est parti pour le deuxième tour. Je croise des personnes de mon club suisse qui m’encouragent à plusieurs endroits du parcours, de même que deux amis pongistes au plus fort de la seconde montée, ce qui me rebooste un peu.

 

Après avoir accompli ces 40 km vallonnés à environ 29 km/h, il est temps de passer (enfin !) à la partie course à pied. Dès le début, j’entends sur mon passage de nombreux « Allez la France », ou ses variantes « Allez la Fwance » ou « Allez France » prononcées par des spectateurs de tous pays. Je suis agréablement surpris par l’ambiance bon enfant qui règne ici. Malgré la relative difficulté du parcours, tout se passe assez bien. Il faut dire que je me suis entraîné plusieurs fois sur cet itinéraire, ce qui m’aide indéniablement.

 

C’est finalement après 3h18 que je franchis la ligne d’arrivée, fatigué mais heureux. Même si, d’un point de vue sportif, j’ai connu des jours meilleurs, cette première expérience des championnats du monde restera gravée dans ma mémoire. Une bonne ambiance, une météo idéale, un parcours exigeant mais jamais très loin du lac Léman... Que demander de plus ?3544883170?profile=RESIZE_710x

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Commentaires


  • ADMIN
    Bravo Fabien! Belle preuve de courage !..
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